November 17, 2025

Quand un enfant « zozote », beaucoup de parents s’interrogent : est-ce normal ? est-ce que cela va passer ? faut-il intervenir ? Le sujet est souvent traité avec humour, mais derrière un petit « s » qui siffle mal se cache parfois une vraie difficulté articulatoire qui mérite qu’on s’y attarde.
Que veut dire zozoter ? Le “zozotement” est un défaut de prononciation touchant principalement les sons “s” et “z”. Fréquent chez les jeunes enfants, il disparaît souvent naturellement, mais peut parfois persister. Ce n’est ni grave, ni rare : le zozotement peut faire partie du développement normal du langage, tant que cela reste passager. Il est donc important de comprendre pourquoi l’enfant zozote et comment l’accompagner pour éviter que cela ne s’installe durablement.
Le zozotement (ou sigmatisme) correspond à une mauvaise position de la langue lors de la production des sons “s” et “z”, donnant l’effet d’un petit sifflement.
Cela peut venir d’une mauvaise position de la langue, d’un manque de tonus musculaire, d’une respiration buccale, d’une succion prolongée, d’une béance dentaire, de problèmes de mâchoire, de frein de langue, ou autres difficultés en lien avec les muscles de la parole. Le zozotement peut être passager, mais vous devez veiller à ce que ça ne se transforme pas en habitude ou en automatisme.
Si le zozotement persiste au-delà de 6 ans, il est important d’en parler avec votre médecin qui vous prescrira un bilan orthophonique. En attendant, des exercices et des outils comme l’orthèse guide-langue SAZA peuvent aider à structurer la bonne position de la langue et corriger le son.
Avant 6 ans, s’il ne présente pas d’autres difficultés (respiration, déglutition, etc.), vous pouvez surveiller, stimuler et entraîner l’enfant qui présente un zozotement. Vous pouvez utiliser les exercices du manuel et lui présenter les fiches explicatives afin de l’aider à conscientiser la bonne position de sa langue.
Après 6 ans, si les difficultés persistent malgré vos explications et stimulations, parlez-en avec votre médecin ou votre orthophoniste.
L’objectif est d’associer le jeu, le geste et la conscientisation. Plus l’enfant bouge, écoute, regarde et ressent, plus il intègre facilement le bon mouvement. On peut jouer avec les sons “s” et “z”, s’amuser avec des virelangues ou imiter le serpent qui siffle ou l’abeille qui vole. Ce sont de petits exercices simples qui peuvent aider à installer les bons repères.
Chez Baumann Ed., la méthode suit exactement cette logique multisensorielle : relier le son, la posture de la langue et l’image mentale pour guider l’enfant. Et si ça ne suffit pas pour modifier la posture, les orthèses sont là pour l’aider à sentir concrètement où sa langue doit se placer. C’est un complément utile à la prise en charge orthophonique, surtout quand on veut que les exercices soient repris à domicile pour que les progrès se transfèrent dans la vie de tous les jours.
Quand la langue est bien placée, elle se pose contre le palais. Elle reste juste derrière les dents du haut, mais sans les toucher.
Le miroir est un excellent allié : l’enfant peut voir ce qu’il fait, expérimenter et ajuster la position de sa langue.
On commence par s’entraîner avec les sons isolés, puis les mots, puis les phrases. Vous pouvez découvrir les exercices dans le guide à destination des parents. Inutile de corriger en permanence ni de le pousser à répéter sous la contrainte. Il suffit de redire la phrase correctement, en mettant en valeur le son ciblé.
Dans certains cas, lorsque la langue avance trop ou que la respiration se fait par la bouche, quelques exercices de déglutition ou de respiration nasale peuvent être proposés. Ils visent à réinstaller un fonctionnement musculaire efficace, ce qui soutient naturellement l’articulation.
Le zozotement, dans certains cas, peut faire partie des étapes classiques du développement du langage et se corrige très bien lorsque l’enfant est accompagné avec les bons outils, un cadre ludique et un peu de patience. Les ressources Baumann Ed. offrent une manière simple et rassurante de commencer tôt, pour transformer chaque essai en petite victoire.
Si toutefois la difficulté persiste au-delà de 6 ans, ou si elle gêne la compréhension ou la confiance de l’enfant, il est important d’en parler à votre médecin ou à un orthophoniste pour faire le point et bénéficier d’un accompagnement adapté.
Gardez à l’esprit que l’orthophoniste ne voit votre enfant qu’une à deux fois par semaine, sur des séances d’une trentaine de minutes. Le vrai changement se joue donc en grande partie à la maison. Les exercices transmis par le professionnel sont essentiels : ils permettent de stabiliser la position de la langue dans toutes les situations de la vie quotidienne, et pas seulement au cabinet. L’implication des parents est un facteur majeur de réussite. Pour mieux comprendre comment se déroule une rééducation, vous pouvez consulter notre article dédié à l’accompagnement orthophonique
Progresser à votre rythme et améliorer vos compétences linguistiques n'a jamais été aussi simple